Musique

Un moment magique avec Woodkid à la Halle Tony Garnier

27 février 2014

Hello!

J’ai écrit cet article direct en rentrant du concert car même si je me levais à l’aube (6h30… autant dire que ça a piqué sévère) samedi pour partir en week-end, je ne pouvais pas aller me coucher sans mettre mes impressions par écrit tellement c’était dément!

Woodkid fait partie, avec Fauve, dans un genre totalement différent, de mes plus grands coups de cœur musicaux de l’année 2013. Je suis assez monomaniaque en musique. Quand je craque sur un album, je vais l’écouter au minimum une fois par jour jusqu’à ce que je m’en «lasse enfin» et que je le laisse un peu de côté avant d’y revenir. Et là, j’ai fait une cure super intensive de cet album tout l’été, sans compter les orgies des titres Iron et I love you en version Quintet que je vous laisse découvrir (attention alerte addiction!)

Quand on découvre le travail de Yoann Lemoine alias Woodkid, on hallucine un peu… Il s’est fait connaitre en tant que réalisateur, notamment des clips de Katy Perry Teenage dream, et de Born to die et Blue jeans de Lana Del Rey. Egalement graphiste, il a réalisé une série d’esquisses pour le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Il s’est enfermé 2 mois pour préparer son premier concert «afin de donner une vraie cohérence au projet Woodkid». Je peux vous assurer que le résultat est une vraie merveille.

Ça faisait plus de 6 mois que j’attendais désespérément de les voir sur scène, parce que, comme une blonde, j’ai découvert ce petit bijou qu’est leur album The Golden age après qu’ils soient passés aux Nuits de Fourvière l’été dernier et que les préventes Internet pour leur concert au théâtre de Villefranche sur Saône se soient déjà vendues comme des petits pains. Mais ma patience a été récompensée.

C’est donc à la Halle Tony Garnier que le concert avait lieu, une salle dont je ne suis pas très fan, parce que c’est tout sauf intimiste et que le son à une époque était carrément dégueu. Mais les concerts que j’y ai vu ces dernières années (Coldplay, C2C et Placebo) ont un peu tempéré mon avis sur ce sujet. Je me suis donc gentiment faufilée armée de mon plus beau sourire et de mes noeils du chat potté pour ne pas me faire barrer la route et je me suis stabilisée vers le 4ème rang côté droit de la scène ce qui me permettait de voir à peu près tout l’écran derrière l’orchestre et d’être pas trop mal située pour apercevoir Yoann.

Quand le groupe a débarqué, parce que c’est bien de débarquement qu’il s’agit ici vu qu’ils sont entre 10 et 15 sur scène, c’est assez dingue. On a des violons, violoncelle, contrebasse, trombone, tuba, trompette, des percu, un piano… Ils attaquent directement par Baltimore fireflies issu de l’EP Iron qui pose l’ambiance directe. Ensuite, ils enchainent avec The golden age, le premier titre de l’album, puis Where I live, Ghost lights, I love you (juste magique) et une inédite intitulée Go toute aussi belle que les titres qu’on connaît déjà. Pour mon plus grand plaisir, on aura ensuite le droit à Brooklyn, titre également issu de l’EP Iron, qui est une de mes chansons préférées du groupe et qui me donne instantanément envie de retourner flâner dans le quartier de Williamsburg.

Juste après ils jouent Boat song arrangé avec un steelpan (un tambour d’acier merci Wikipédia) qui donne une sorte d’ambiance un peu hawaienne assez sympa puis Yoann commence à nous faire vraiment bouger sur Stabat mater où tout le monde marque le rythme avec son poing. A ce moment, une espèce d’osmose s’est emparée du public qui s’enflamme sur Conquest of space. Yoann est au taquet, il va d’un côté à l’autre de la scène pour faire bouger tout le monde et ses musiciens s’y mettent aussi. On sent une complicité entre eux et un plaisir immense à jouer, le smile de Yoann est totalement communicatif, il nous dit qu’il est super heureux de jouer à Lyon «à la maison», ça se voit et l’accueil est à la hauteur. Il chauffe de plus en plus le public et enchaine sur Iron puis The great escape. On saute à l’unisson, on hurle tous en cœur, le «mur» de téléphones portables qui s’était dressé au début du concert a disparu pour être remplacé par une horde de bras levés.

Un seul rappel mais avec un Run boy run sur lequel Yoann tentera de nous achever physiquement en nous faisant chanter à plein poumon pendant un bon moment et le concert se terminera sur The other side qui est également le dernier titre de l’album .

A la fin du show, qui aura duré environ 1h30, je suis totalement sur une autre planète avec cette impression d’avoir vécu un moment extraordinaire. Les musiciens sont excellents, les jeux de lumières parfaitement adaptés, la voix de Yoann est magique, les vidéos diffusées sur l’écran géant derrière les musiciens t’embarquent encore davantage dans l’univers Woodkid… bref je suis complètement conquise. J’ai eu la chance de voir beaucoup de concerts et celui-ci se place assurément dans mon top 5! A ne louper sous aucun prétexte 😉

Si vous avez envie d’en savoir plus sur Woodkid, je vous conseille vivement la lecture de cet article des Inrocks et de celui-ci issu du site LARS.

Woodkid

Connaissiez-vous Woodkid? Avez-vous déjà eu l’occasion de voir le groupe en live?

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4 Comments

  • Reply Anne-Lise Lefebvre 27 février 2014 at 10 h 16 min

    Ton ressenti me rappelle le mien à la sortie d’un certain concert de Radiohead… et je pense que Woodkid me ferait le même effet… Des moments de grâce…. Définitivement….

    • Reply Pink Blizzard 28 février 2014 at 10 h 58 min

      C’est exactement ça!!!

  • Reply Marion 5 mars 2014 at 15 h 27 min

    Juste génial <3

    Bisous!

    M.

    • Reply Pink Blizzard 5 mars 2014 at 19 h 53 min

      Merciiiiii 🙂 Des bisous!

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